I'm a Butterfly

Blog de words :LES ROSES DE CARBONE, I'm a Butterfly

Para Enrique - Usted ha voladomi amigo ... Buen viaje, muy pronto ... 25/01/2012


Je crois en la réincarnation. Et j'ai eu raison. Juste après un accident à la con sur un passage pour piétons, je me suis réveillé non pas à l'hôpital, mais en Papillon, et pas n'importe lequel : Hé oui, de banal humain moyen à la retraite, je suis devenu un "Grand   Monarque" tout neuf! Yes! Je me retrouve donc, avec mes 2 grammes, mes grandes ailes tigrées et mes longues antennes... C'est avec des millions de copains, prêts à rallier ma deuxième patrie quand j'étais bipède, le Mexique, que je vais décoller. Il fait froid, dans le Nord des États-Unis, en ce début d'Automne si bien que l'instinct nous avait dicté, dès les premiers frimats, de partir vers notre destination... Ay Caramba! 4000 km ! Oh, pas bien vite, nous butinerons en cours de route, nous poléniserons, fertiliserons selon les régions et bien sûr, nous nous ferons gober par des oiseaux, empoisonner par les pesticides aussi, nous serons balayés par les tornades, beaucoup de nous n'arriverons pas dans notre forêt de sapins Sacrés pour y passer l'hiver... Allez, vamos, c'est parti! bien sûr, je n'avais jamais volé avant, sauf dans ces trucs appelés 'avion', et qui nous crament ou nous aspirent aussi de temps en temps...

Les Grands Lacs, vus du ciel sont magnifiques, ça change du Métro! Les jours passent,  beaucoup de nous trépassent, mais je sais qu'ils se réincarneront...  Mes ailes sont déjà toutes esquintées, mais nous voilà au-dessus du Maine, puis du Massachussetts, auparavant États de mes auteurs favoris, Poe, Lovecraft... Nous quittons l'Eté Indien, la chaleur du Sud commence à se faire sentir, nous redonnant force, courage et persévérance... De la force, il va nous en falloir, car si on fait ce grand voyage, c'est pas pour faire du tourisme, c'est pour se reproduire!...

Les paysages magnifiques se succèdent, changent, nous voici au-dessus de la Louisiane maintenant, et comme chaque soir, nous faisons une pause, pour nous reposer et nous restaurer. Nous ne volons pas de nuit comme Saint Exupéry, on se regroupe sur les arbres par milliers, pour se réchauffer... Quelle expérience! Une jolie musique, sourde et profonde se fait entendre pas loin, on peut même voir des belles filles danser... Même pas en rêve, tu n'es qu'un papillon! Blues ou Country, je ne me souviens plus...! Bon,  assez rêvé du passé, il faut repartir, il y a encore du chemin jusqu'à la Floride, puis un dangereux raccourci au-dessus du Golfe du Mexique et enfin, ce sera notre lieu d'hibernation, notre sanctuaire, le Michoacán...

Enfin, ça y est, on arrive..! Pas de cyclone dans le Golfe, cette année... Sinon, c'était les trois quarts de la colonnie qui finissait dans la Mer des Caraïbes! Avant même d'avoir atteint la côte, l'odeur de la résine des sapins nous attire comme des aimants et une fois arrivés, c'est par dizaines et dizaines de millions, venus de Californie, du Midle West ou du Canada, comme moi, que nous nous agglutinons sur leur écorce qui sent si bon... Quel bonheur... Mais quatre mois de voyage quand-même! la moitié de ma vie... Je sais qu'il faudra repartir dans quatre autres mois, mais je sais aussi, si je ne meure pas avant de partir, que je n'arriverais jamais là-haut, en Ontario au Printemps prochain... Ce sont ceux qui naîtrons ici, nos jeunes qui prendront la relève... Peut-être me réincarnerais-je!  Mais en quoi? Alors, Mon Dieu, si Tu existes pour les Papillons et si Tu m'entends, Fais que ce ne soit pas en piéton, mais en papillon... J'aime tant le Mexique...

 

Attention en traversant les clous! Have a good week...

Ps: Mon autre site: www.vuedesprit.artblog.fr: Je suis également (vuedesprit) sur www.6mots.com, que je recommande vivement, ce site est génial et très addictif!

Bientôt*, les "Roses de Carbone" complet, en téléchargement gratuit pour les Amis.

*Avant Noël, je pense...

jeudi 26 janvier 2012 05:41


Cauchemar

Blog de words :LES ROSES DE CARBONE, Cauchemar

Temprano en la mañana en Barcelona, un mínimo requerido. Un poco borracho.  Muchas Gracias en mi amigo el árbol  (el mini árbol de Tulé) - Hecho en Paris, Septiembre de 2011. PhB.

 

Cauchemar (Paris, France, 2012 - Long Lake, EagleSmouth, Maine, USA, 1927)

Je ne me souvenais plus qui j'étais, où j'étais  et surtout  d'où je venais...  Alors, de là à deviner où j'allais... Tout ce que je savais, c'était que je me trouvais dans une sorte de chemin noir, gluant et boueux...

Le vent soufflait fort, par brusques rafales, transformant et propulsant les goutellettes d'eau gelées en une multitude de minuscules  poignards acérés sur mon visage. La fine pluie glacée de ce petit matin d'hiver, émergeant à peine des arcanes de la nuit avait des allures blafardes... J'avais une sorte de lampe à pétrole archaïque dans la main droite, dont la flamme, malgré sa protection de verre, vacillait, et dont le mince métal de fer blanc me brûlait les doigts... Ce n'était pas le vent qui faisait danser la flamme ainsi sur une mèche fatiguée et usée... Elle était trop sèche de n'avoir bientôt plus assez de pétrole...

Dans la main gauche, un long bâton de bois et sur le dos, une cape de gros lin rêche, une lourde besace sur l'épaule et une grande capuche du même tissu que la cape sur la tête... Pas une seule étoile brillant dans le ciel, pas de clair de Lune... Rien pour me guider et m'orienter, je ne distinguai  même pas les bords du chemin, et ne voyait pas à plus de deux pieds... Mais où allais-je donc? ... Seule ma lampe, collée à ras du sol me permettait de distinguer  et deviner vaguement ce qui semblait être des reliefs d'ornières, laissées là, par une possible et antique charrette... Chaque pas était un enjeu pour ne pas glisser, tomber ou s'affaler  lourdement dans cette fange, et dans laquelle je finis par distinguer des excréments et des rejets stomacaux  d'animaux...

L'odeur générale qui se dégageait  de l'environnement dans lequel  je me trouvais me fit penser que le chemin était bordé d'arbres morts, encore debout pour peu de temps, vaillants ou à terre, déjà morts, sûrement moisis et pourris par les champignons et une humidité stagnante certaine, propre à cet endroit. Une odeur âcre, putride, nauséabonde... Une odeur de mort...

Des ornières, une charrette, des bœufs : mon cerveau, qui ne savait plus si je cauchemardais, rêvait, où si j'étais sur une autre planète, me fit conclure naïvement que ces traces menaient probablement vers une ferme, une habitation ou, que sais-je, un endroit où je pourrai peut-être avoir une quelquonque explication rationnelle...

La besace, mais qu'il y avait-il donc dans cette lourde besace qui me sciait l'épaule... Je la palpais, mais ne trouvai pas d'ouverture... Je sentis quelques objets sans pouvoir toutefois en identifier la moindre forme... Je verrai plus tard, préférant économiser ma lampe qui arrivait à sa fin, et me guider le plus rapidement possible vers cette très pâle lumière que je commençais à peine à distinguer, et que, enfin, je saurai ce qui se....

Je me sentis m'endormir lorsque soudain, une lumière fusa, violente, crue, en pleine face... La lumière du Soleil qui, jusque-là masquée par des rideaux épais, tirés vivement de part et d'autre, m'aveugla et transforma ma tête en un tambour lancinant... Puis une voix, aigue, forte, à l'instar de la lumière éblouissante, me perfora les oreilles et me laboura douloureusement le cerveau :

-Hé, tu m'entends? Qu'est-ce que tu fais avec cette bougie dans la main, t'as failli foutre le feu, connard! Et cette tringle à rideaux? Non mais t'as vu? T'as vomi  partout, et c'est quoi cet accoutrement de Moine, avec ta sacoche à outils?  C'est la dernière fois que tu picoles comme ça, je t'avais pourtant prévenu, maintenant c'est trop tard, tu te tires, tu dégages, t'as qu'à retourner dans ta campagne boueuse, avec ta sacoche, dans ta cabane de merde, retrouver ta carriole pourrie, au bout de cet horrible chemin de chantier abandonné et maintenant inondé...

Moralité, l'abus d'alcool... Bonne fin de semaine!

jeudi 19 janvier 2012 13:19


Rêve Irlandais

Blog de words :LES ROSES DE CARBONE, Rêve Irlandais


Rêve Irlandais -Déc. 2012-

Il faisait nuit, seule la Lune rousse éclairait le paysage... Nous courrions dans la Lande, main dans la main... Un frais vent de liberté nous guidait.... Il pleuvait un peu, mais qu'importe... Nos pieds nus faisaient voler les fleurs de bruyère, les genêts nous cinglaient les mollets... Nous allâmes de plus en plus vite, plus rien n'existait, puis nous finîmes par nous élever, nous envoler au-dessus des rochers du Connemara, battus par la mer argentée, de plus en plus haut, et exploser de bonheur pour nous fondre parmi les étoiles, pour l'Éternité... 

samedi 29 décembre 2012 08:37



ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à words

Vous devez être connecté pour ajouter words à vos amis

 
Créer un blog